Le Bisphenol A composant nocif...
Le Bisphénol-A est un composé chimique servant à diluer la résine de polyester pour la rendre liquide et faciliter son laminage.
Il est utilisé dans la fabrication de nombreux produits d'usage courant. Outre les biberons, les tasses et verres jetables ainsi que de multiples autres récipients alimentaires en plastique, les gourdes, revêtement des boîtes de conserve, le BPA est aussi présent dans les plombages dentaires.
Une substance bien pratique pour les fabricants... mais montrée du doigt par diverses recherches pour ses effets potentiels négatifs sur la santé. La plus probante avait été publiée en 2008 par des toxicologues des Instituts nationaux de la santé qui avaient fait valoir que cette substance peut affecter le développement du cerveau des foetus et des nouveau-nés. Haro donc sur les biberons contenant du BPA, bannis de nombreuses crèches.
Mais les adultes aussi ont de quoi s'inquiéter. Car le BPA risque non seulement de nuire aux bébés... mais aussi d'empêcher de les faire. Etre exposé à des niveaux élevés de BISPHENOL A semble ainsi accroître le risque de dysfonctionnement sexuel masculin, révèle une étude. Il s'agit de la première recherche à examiner les effets du BPAHuman Reproduction. Des études faites précédemment sur des animaux ont montré que le BPA avait des effets néfastes sur les organes de reproduction des souris et des rats.
sur le système reproductif masculin humain qui paraît dans le journal
L'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) vient d'annoncer qu'elle reprenait ses travaux sur les effets de cette molécule.
En mars dernier les six plus gros fabricants américains ont annoncé qu'ils allaient cesser de vendre aux États-Unis des biberons contenant ce produit.
Et, fin juin, le Canada a été le premier pays à interdire définitivement l'utilisation de ce type de biberons.
Une décision prise au nom du principe de précaution : «Le gouvernement a conclu que les taux d'exposition pour les nouveau-nés et les nourrissons âgés de moins de dix-huit mois ne sont pas assez importants pour causer des effets sur la santé», précise le site officiel de l'agence de santé canadienne, qui ajoute : «Toutefois, comme certaines études ont soulevé des doutes quand aux effets possibles de faibles doses de bisphénol, le gouvernement veut réduire encore plus le taux d'exposition.»
Les craintes sont notamment liées à la migration du bisphénol lorsque le plastique est chauffé. Le passage au micro-ondes ou le simple versement d'un liquide très chaud sont en cause pour les biberons.
Il y a un peu plus d'un an, l'Afssa en France avait rendu un rapport concluant à l'innocuité du micro-ondes sur les biberons. «En conditions de chauffage réalistes - inférieure à dix minutes -, les quantités de bisphénol A transférable à l'aliment restent très inférieures à la valeur maximale de 50 µg par litre retenue par l'AESA (autorité européenne de sécurité des aliments) pour son calcul d'exposition conservateur», précisait le communiqué qui conduisit Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, à se montrer très rassurante.
L'alerte est revenue avant l'été par l'intermédiaire de Chantal Jouanno. Dans un courrier adressé à son homologue de la Santé, la secrétaire d'État à l'Écologie souligne que «des études scientifiques récentes semblent apporter des éléments nouveaux concernant les risques pour la santé».
Une étude américaine publiée en janvier montre notamment que le bisphénol reste beaucoup plus longtemps dans l'organisme que ce qui était reconnu jusqu'à présent.
«Nous rouvrons le dossier comme on le fait chaque fois que l'on dispose d'éléments nouveaux», explique Marc Mortureux, le nouveau directeur de l'Afssa. Comme les autres agences européennes, cette dernière dispose ainsi d'une étude qui porte sur la neurotoxicité du produit, effectuée par les industriels selon un protocole précis, dans le cadre du programme européen Reach (il doit permettre d'évaluer d'ici à 2018 les effets sur la santé et l'environnement de 30 000 substances chimiques aujourd'hui sur le marché). «Ce sera également l'occasion de regarder les autres études parues ces derniers mois», ajoute Marc Mortureux.
Sans préjugé du résultat, quelques villes françaises ont d'ores et déjà choisi de supprimer dans les crèches les biberons contenant du bisphénol A, à Paris et, plus récemment, Besançon.
Durant l'été, des sénateurs radicaux de droite et de gauche ont de leur côté déposé une proposition de loi demandant l'interdiction du bisphénol A dans les plastiques alimentaires au nom «du principe de précaution».
Le nouveau rapport de l'Afssa attendu pour début 2010 permettra de valider ou non ces choix.
A suivre...
NB: source du Figaro et journal de TF1
Outre, se préserver en évitant l'utilisation des récipients en plastique et en favorisant les contenants en verre, en attendant mieux... nous pouvons réagir et agir en signant la pétition contre le BPA : ICI